EXPLICATION DE LA RELIURE


INTRODUCTION

LA RELIURE AU FIL DU TEMPS MOYEN-AGE / XVII me

LA RELIURE AU FIL DU TEMPS REGENCE / XXI me

LES SORTES DE DÉGÂTS OCCASIONNÉS AUX LIVRES

CONSERVATION ET RESTAURATION

MESURES PREVENTIVES

CONCLUSION

La reliure est l’art qui consiste à transformer un livre broché en lui assurant protection et conservation grâce à une couverture rigide ou souple et à certains traitements appropriés.

LA RELIURE AU FIL DU TEMPS Moyen Age/ XVII e

Dès que les hommes furent capables d’écrire, ils eurent l’idée de rassembler et de conserver les objets maniables sur lesquels ils avaient fixé leur pensée.
A L’origine de l’ère chrétienne, 100 ans après Jésus- Christ ,le ministre chinois TSAI – LUN recommandait l’écorce de bambou pour cette fabrication. Les Egyptiens utilisaient l’écorce de roseau du Nil et donnaient à leurs productions le nom de papyrus , qui , comme on le sait est à l’origine du mot papier que nous utilisons aujourd’hui.

MOYEN-AGE

Cest à l’intérieur des abbayes que l’on trouve ces grosses reliures en peau de bête sauvage ; elles étaient déposées à plat sur des pupitres de lecture à l’intention du seigneur du château ou des moines . Jusqu’au 12me siècle , les moines firent eux-mêmes les reliures de leurs manuscrits : ils cousaient sur des nerfs de boeuf , les feuilles de parchemin , et faisaient confectionner par des menuisiers , les planchettes biseautées qui formaient les couvertures. Les orfèvres recouvraient l’ouvrage de riches étoffes rehaussées de motifs d’or ou d’argent . Les peaux qui recouvraient les premières reliures , étaient spécialement préparées pour cet usage : vélin , parchemin et peau de truie ! Ces différentes peaux étaient découpées en rectangles de même largeur ; ceux-ci , cousus les uns à la suite des autres par un ouvrier appelé LIGATOR formaient une longue bande dont l’une des extrémités était clouée sur un petit rondin de bois ; la bande enroulée autour du rondin formait un volume. Plus tard , on abandonna cette forme en rouleau. Les planchettes biseautées empêchaient les feuilles de parchemin de gondoler , et après le cuir placé sur ces planchettes , les couvertures furent décorées et protégées par des coins en fer ou en cuivre . Le livre du MOYEN-AGE ressemblait à son contemporain : le seigneur féodal dans son armure riche et lourde.

C’est au X me siècle qu’apparaissent les premiers papiers faits de pâte de chiffons ; et à la même époque se crée en Espagne, à JATIVA, la première fabrique européenne.

AU XIII me. le papier chiffon fut importé en Europe par les Arabes. et les manuscrits se multiplièrent. Cest aussi à partir du 13me siècle que débutèrent les libraires lors de la fondation des universités .

Fin du 13me ,
l’industrie du livre comptait 24 copistes, 8 libraires et 15 relieurs.

LE XV me siècle ET L’imprimerie

Faisons un retour dans le temps, car, c’est en CHINE, en 1050, qu’on trouva les premiers imprimés réalisés à l’aide de caractères mobiles par son inventeur PI-CHING ; les imprimeurs chinois, utilisaient la xylographie c’est – à -dire , la gravure sur bois pour reproduire les écrits ; et cette façon de procéder arriva plus tard en Europe.

Tous les manuels scolaires nous parlent de GUTENBERG comme étant le créateur de l’imprimerie, alors qu’en réalité , c’est un hollandais du nom de Laurent COSTER qui fut le premier en 1423 à pratiquer la composition à caractères mobiles au départ de la gravure sur bois ; c’est alors que GUTENBERG, en 1430, améliora le système en place , et , créa la première presse typographique !

Si GUTENBERG n’est pas l’inventeur de l’imprimerie , ses travaux et ceux de ses associés eurent un grand retentissement , et les ateliers d’imprimerie se développèrent rapidement .

La FIN DU XV me , verra le début de la profession de relieur ; et certains ambulants , vendaient leurs services de châteaux en châteaux signant leurs oeuvres . Les livres prennent alors un format que nous connaissons aujourd’hui.

LE MOT RELIEUR dérive du verbe latin LIGARE ou RELIGARE
qui veut dire lier ou relier.

LA RENAISSANCE

Presque tous les livres du 16 me siècle furent reliés , car la reliure était devenue le complément indispensable à la vente. Cest à cette époque que les nervures du dos furent invisibles (cordes de la couture )et on obtenait un dos lisse qui permettait la dorure sur l’ensemble du dos . Les cordes de la couture se retrouvent à l’intérieur des cahiers grâce au procédé du GRECQUAGE ,et Toujours en pratique de nos jours pour les reliures traditionnelles.

LE XVII me siècle

Créations de nouvelles techniques dans l’art de la reliure , comme les marbrures qui vont décorer les tranches des livres.

CONSERVATION ET RESTAURATION

La maladie du papier tue lentement et sûrement, nos livres,
journaux et documents en quelques générations ; le papier devient si fragile, qu’au moindre pli, il va se casser. Ceci est dû à un phénomène d’acidification qui touche tout ce qui est imprimé sur du papier à base de bois, donc , toute la production postérieure à 1840 !

Au début du 19 me , on inventa un papier moins cher, à base d’un matériau qui semblait alors inépuisable : le bois !

Dès 1840, il conquit tout le marché ; on ne réalisa l’ampleur du désastre que dans les années 70 Le Conservateur de la Bibliothèque Royale de Belgique affirme que notre documentation de première main sera bientôt plus
riche et plus complète pour le Moyen-Age que pour les XIX me et XX me siècle Près d’un tiers des ouvrages ou archives stockés dans les bibliothèques est menacé de disparition.

LES SORTES DE DÉGÂTS OCCASIONNÉS AUX LIVRES

DOMMAGES CHIMIQUES

L’acidification rend le papier fragile, le cuir s’effrite et noircit.

DOMMAGES BIOLOGIQUES

Les champignons, les souris etc…

LES DOMMAGES MÉCANIQUES

Causés par l’utilisateur des ouvrages, c’est -à dire, vous, moi et les autres. Un exemple typique du siècle passé toujours bien répandu et même en extension actuellement : la photocopie d’un livre ouvert à plat sur la machine a pour effet immédiat de casser le dos de l’ouvrage. Si en plus vous faites
subir le même sort à une reliure en cuir de la première époque,le dos qui était rond devient carré sur la photocopieuse et l’ensemble de la reliure va se déchirer

CONCLUSION

Nous savons comment procéder pour garder nos livres en bon état,
il vous suffit maintenant d’entrer en contact avec un bon relieur et restaurateur et de lui faire confiance. Bref, adressez-vous à un relieur de métier et non à un colleur d’affiches !

 

INTRODUCTION

EN QUOI CONSISTE LE TRAVAIL DU RELIEUR

Le travail du relieur comporte trois séries d’opérations

LA RELIURE:

La reliure proprement dite au sens profond du mot, consiste à rendre solidaires à relier entre elles les pages ou les carnets d’un livre, et aussi à les mettre à l’abri des atteintes accidentelles en les insérant entre deux cartons. Ces opérations sont régies par des règles à peu près fixes et qui peuvent être codifiées . C’est la partie du travail où le relieur fait acte d’artisan !

LA COUVRURE:

Consiste à habiller le corps d’ouvrage ainsi relié et protégé d’un revêtement plus ou moins somptueux . Cette couvrure peut être exécutée dans toutes sortes de matières, leur choix, leur répartition , le rapprochement des couleurs , permettent à l’infini , les combinaisons suivant les goûts.

LA DORURE A CHAUD:

Dont le premier décor doré apparaît à la Renaissance. Dès le XVlme siècle, on relia tous les ouvrages et la dorure des titres et des motifs fit sa grande apparition . C’est toujours comme cela de nos jours , mais avec des procédés plus modernes . La poudre d’or est depuis le début employée pour la réalisation des titres et motifs .Le principe de la dorure à chaud est d’incruster cette poussière d’or via chaleur et pression sur la matière à dorer. Le travail du relieur se termine après ce dernier acte.JEAN GROLIER , grand bibliophile français, à son retour d’Italie, fit apparaître en France, les premiers décors dorés en 1535.

 

LA RELIURE AU FIL DU TEMPS RÉGENCE / XXI e

LA REGENCE:

Sous PHILIPPE d’ORLEANS , l’artisanat , prend un nouvel essor et la reliure emprunte de nouveaux reliefs : fleurs , dentelles etc….

LOUIS XV:

En 1718, le relieur DUBUISSON , créa la reliure individuelle et son fils continua son oeuvre jusqu’en 1762 Son style, créer des plaques imitant boiseries et ferronneries. LOUIS XVI:

Les relieurs de l’époque copièrent le style anglais. Lors de la Révolution, les relieurs étaient privés de clientèle et de matière première ; ils adoptèrent alors un style plus simple.

LE XIX me siècle Dès le 19 me , l’aigle fut le principal motif des fers à dorer de l’époque.

LA RESTAURATION:

C’est sous la Révolution et l’Empire que naquirent les demi-reliures . Comme expliqué plus haut ,le manque de matière a créé une nouvelle mode de confection de la couverture ; Pierre THOUVENIN , un grand maître relieur de cette époque a continué cette mode.

LE STYLE LOUIS PHILIPPE:

Vers 1840, débutèrent les reliures industrielles avec ENGEL et LANEGRE et d’autres ; les artisans étant dans l’impossibilité de produire de la grande série demandée par la généralisation du livre dans tous les foyers . Une autre matière fit son apparition , la percaline , qui remplacera le cuir , moins chère et plus facile à travailler.

LE SECOND EMPIRE:

L’époque de Napoléon III , est caractérisée par le pastiche (beaucoup imitèrent la façon de travailler des artistes précédents) Un certain CHAMBOLE fut la figure emblématique du pastiche. A la fin du 19 me , un certain MARIUS MICHEL, développa le style de la fleur ornementale et remit à la mode, la technique du cuir gravé et incisé et repoussé , style qui fut aussi celui de KEIFFER .

L’ART NOUVEAU à partir de 1892

Certains relieurs couvrirent toutes les surfaces du livre pour en faire une mosaique florale ou autre avec notamment la participation d’artistes peintres comme TOULOUSE LAUTREC.

LE XX me siècle:

Un certain PIERRE LEGRAIN fut un créateur au métier impeccable ; en effet, pour ses créations, il utilise trois outils qui feront triompher son style : compas, règle , équerre. Son décès survenu en 1929 n’arrêta pas le processus.

LE XXI me siècle:

Fort de l’expérience des pionniers de la reliure cet art noble, n’est pas prêt de disparaître.

RÉSUMONS- NOUS:

L’envol de la reliure comme nous la connaissons sous sa forme actuelle , est dû à l’invention de l’imprimerie qui modifia le livre en 1430.
Le 16 me vit le début des reliures et dorures.
Le 19 me lança la reliure industrielle.
CONCLUSION A MÉDITER POUR TOUS LES RELIEURS OU
ASPIRANTS RELIEURS

conclusion trouvée dans un aide – mémoire
de l’élève relieur datant de 1911:

Il n’y a pas de bon goût sans bon sens , relieurs,
évitez que l’on dise de votre oeuvre :
l’habit ne fait pas le moine.

 

MESURES PRÉVENTIVES:

L’Académie royale des sciences, des lettres et des beaux arts de Belgique ,a adopté une motion appelant les imprimeurs à travailler sur papier permanent non acide .

Un imprimeur a garanti une longévité de deux siècles pour nos écrits actuels .

Imagine-t-on aujourd’hui que tous les ouvrages antérieurs au XVIII me siècle soient irrémédiablement perdus ?

Nous tous , que pouvons-nous faire pour conserver notre patrimoine livres?

Faites restaurer vos livres par un homme du métier ; vous vous rendez chez un médecin en cas de maladie afin de ne pas aggraver votre état :
faites-en autant pour soigner vos livres Ensuite, placer nos livres , nos documents dans un milieu sans poussière et les stocker en -dessous de 18°.

L’air doit être filtré et doit pouvoir circuler.

Un manque d’humidité favorise le dessèchement un excès d’humidité cause une contraction.

Pour conserver vos reliures en cuir, l’idéal est de ne pas les
exposer à la lumière, cette dernière a pour effet de faire
disparaître les couleurs au fil des ans.

Faites le test chez vous, prélevez une reliure en cuir de votre bibliothèque et comparez la couleur du dos par rapport aux côtés du dos.

Nourrissez vos cuirs avec de la cire d’abeille blanche et de lanoline (qui lubrifie en profondeur les fibres de la peau ) Pour faire disparaître les taches sur le papier, enlevez les moisissures duveteuses avec un pinceau à poils doux, passez une gomme d’architecte sur les saletés et complétez l’effacement avec une boulette de mie de pain puis, changez la mie dès qu’elle est encrassée.

Vous pouvez enduire de talc , chaque feuille mettre sous presse , puis retirer le tout avec un pinceau .

 

GALERIE :


  • LA RELIURE

  • LA COUVERTURE

  • RESTAURATION

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  • LA RELIURE EN TROIS SIÈCLES

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